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Ritter von Schleich (Fried Lange - 1941 - ebook)

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Der Gruppenführer der Jagdflieger der 5. Armee, Rittmeister von Braun, ist mit feinen Staffeln zufrieden.
Gerade hat ihm sein Adjutant eine fotokopierte Karte des Front* Abschnittes auf den Schreibtisch gelegt:
„Zusammenstellung der Abschüsse feindlicher und deutscher Flug* zeuge im September 1-17 vor der 5 Armee." In weitem Bogen läuft die schwarze Linie der Front um Verdun, jene Stadt, deren Name im gewaltigen Ringen des Jahres 1916 zu einem unvergänglichen Mal des Heldentums deutscher Frontsoldaten geworden ist. Jenseits dieser Linie liest man: „Douaumont . . . Pfefferrüchen . . . Vaux . . . Fleury . . . Toter Mann . . . 304 . . ." Zwischen diesen Namen zeigt die Karte schwarze Punkte, bald vereinzelt, bald dicht zusammengeballt.
„Ort des Abschusses feindlicher Flugzeuge", lautet die Erklärung. „Wieviel in diesem Monat?"
„77, Herr Rittmeister’"
Vereinzelt sind zwischen die schwarzen Punkte kleine Kreise ein« gestreut: „Ort des Abschusses deutscher Flugzeuge." „Wieviel?"
„9, Herr Rittmeister!"
„Und unsere Jäger? Wieviel haben die Jagdstaffeln von den 77 heruntergeholt?
„73 ! "
Oer Adjutant nimmt ein anderes Blatt:
„Luftsiege ‘der Jagdgruppe “der’    5. Armee im Monat-September
1917:    
Jasta 13    2 Luftslege    Jasta 22    4 Luftsiege
Jasta 14    2 Luftsiege    Jasta 23    9 Luftsiege
Jasta 16    9 Luftsiege    Jasta 32    5 Luftsiege
Jasta 21    41 Luftsiege    Jasta 34    1 Luftsieg."

Jasta 21 - das iit die Jagdstaffel des Oberleutnants Eduard Schleich
Vor drei, vier Monaten noch war die „Jasta 21" eine Jagdstaffel unter vielen anderen. Mehr nicht! Eine Staffel, die nur eine Nummer hatte, aber keinen Namen.
Und keinen Ruf!
Ihre Erfolgsziffer war klein geblieben, sehr klein sogar. Seit etwa einem Jahre bestand sie damals, und die Zahl ihrer Abschüsse betrug vier.
Das war ende Mai 1917.
Zwei Monate später wird sie an die Verdun front verlegt, klier erkämpft fick die unbekannte Jasta 21 einen Namen:
„Toter=Mann=StaffeL"
„L’escadrille de Mort-Homme."
„Sehr anheimelnd klingt das gerade nicht", sagt ihr neuer Staffelführer, als er rum ersten mal dielen Namen hört, den, Freund und Feind geprägt haben; „beinahe wie ein böses Omen." Und ein böses Omen ist dieser Name auch geworden.
Für den Gegner aber, nickt für die Jasta 21.
über Oer Höhe „Toter Mann", über dem Hessenwald, über Vauquois, überall im Luftraum über Verdun stammen die Siegesfeuer brennender, stürzender, berstender Flugzeuge. Jagd Einsitzer, Bomber und Aufklärer der französischen Luftstreitkräfte.
Jetzt schreibt man Anfang Oktober.
Die Jagdstaffel 21 ist nicht mehr eine unter vielen. Sie hat einen Namen, Siee hat einen Ruf, und die Zahl ihrer Erfolge machst von Tag zu Tag.
Das ist das Werk ihres neuen Führers.
Vor drei, vier Monaten war der Staffelführer der Jasta 21 ein Unbekannter, ein Jagdflieger unter vielen anderen. Wie seine neue Staffel hat er sich Namen und Ruf über Verdun erkämpft, in den Septembertagen des Jahres 1917: „Chevalier noir." „Der schwarze Ritter."
Von diesem Aufstieg einer unbekannten Jagdstaffel sollen die folgenden Kapitel berichten.

287 zt. - im Deutsch - PDF zum Herunterladen

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Le chef d'escadron des chasseurs de la 5e Armée, le capitaine von Braun, se montre satisfait des excellents résultats de ses escadrilles. Son aide de camp vient de déposer sur son bureau une carte photocopiée du secteur du front* :
« Récapitulatif des avions ennemis et allemands abattus du 1er au 17 septembre devant la 5e Armée. »
La ligne noire du front décrit un large arc autour de Verdun, cette ville dont le nom est devenu, au cours des combats acharnés de 1916, un symbole impérissable de l’héroïsme des soldats allemands du front. Au-delà de cette ligne, on peut lire : « Douaumont… Pfefferrüchen… Vaux… Fleury… Toter Mann… 304... » Entre ces noms, la carte indique des points noirs, tantôt isolés, tantôt regroupés en grappes.
« Lieu d’abattage d’avions ennemis », précise la légende. « Combien ce mois-ci ? »
« 77, Monsieur le capitaine de cavalerie. »
De petits cercles sont parsemés de manière isolée entre les points noirs : « Lieu d’abattage d’avions allemands. » « Combien ? »
« 9, Monsieur le capitaine ! »
« Et nos chasseurs ? Combien les escadrilles de chasse ont-elles abattu parmi ces 77 ?
« 73 ! »
L’adjudant prend une autre feuille : 
« Victoires aériennes du groupe de chasse de la 5e armée au mois de septembre 
1917 :
Jasta 13 2 victoires aériennes Jasta 22 4 victoires aériennes 
Jasta 14 2 victoires aériennes Jasta 23 9 victoires aériennes 
Jasta 16 9 victoires aériennes Jasta 32 5 victoires aériennes 
Jasta 21 41 victoires aériennes Jasta 34 1 victoire aérienne. »

Jasta 21 – l’escadrille de chasse du sous-lieutenant Eduard Schleich
Il y a encore trois ou quatre mois, la « Jasta 21 » n’était qu’une escadrille de chasse parmi tant d’autres. Rien de plus ! Une escadrille qui n’avait qu’un numéro, mais pas de nom.
Et pas de réputation !
Son palmarès était resté modeste, très modeste même. Elle existait depuis environ un an à l’époque, et le nombre de ses victoires s’élevait à quatre.
C’était fin mai 1917.
Deux mois plus tard, elle est transférée sur le front de Verdun, où la Jasta 21, alors inconnue, se forge un nom :
« Toter-Mann-Staffel »
« L’escadrille de Mort-Homme ».
« Ça ne sonne pas vraiment très rassurant », dit son nouveau chef d’escadrille lorsqu’il entend pour la première fois ce nom, forgé par les amis et les ennemis ; « presque comme un mauvais présage. » Et ce nom est bel et bien devenu un mauvais présage.
Pour l’adversaire, cependant. Cela a été un signe de bon augure pour la Jasta 21.
Au-dessus d’Oer Höhe, « Toter Mann », au-dessus de la forêt de Hesse, au-dessus de Vauquois, partout dans l’espace aérien au-dessus de Verdun, s’élèvent les feux de victoire des avions en flammes, en chute libre, en train d’exploser. Des chasseurs monoplaces, des bombardiers et des avions de reconnaissance des forces aériennes françaises.
Nous sommes maintenant début octobre.
L'escadrille de chasse 21 n'est plus une escadrille parmi tant d'autres. Elle a un nom, elle a une réputation, et le nombre de ses victoires augmente de jour en jour.
C'est l'œuvre de son nouveau commandant.
Il y a trois ou quatre mois, le commandant de l'escadrille Jasta 21 était un inconnu, un pilote de chasse parmi tant d'autres. Tout comme sa nouvelle escadrille, il s'est forgé un nom et une réputation au-dessus de Verdun, durant les journées de septembre 1917 : « Chevalier noir ». « Le chevalier noir ».
Les chapitres suivants retraceront l'ascension de cette escadrille de chasse inconnue.

287 pages - en allemand - PDF à télécharger