Eckener Dr. Hugo - Le voyage vers l'Amérique du « Graf Zeppelin » (ebook)(1928)
Le voyage vers l'Amérique du « Graf Zeppelin »
Auteur : Dr h.c. Hugo Eckener · Édité par : Rolf Brandt · Éditeur : August Scherl, Berlin · Année : 1928 · Contenu : récit de la première traversée de l'Atlantique du « Graf Zeppelin » (octobre-novembre 1928), 42 photographies sur planches et une carte.
157 pages – en allemand – PDF à télécharger
Publié en 1928 chez August Scherl, ce livre réunit, autour du récit du commandant lui-même, plusieurs textes sur la première traversée de l'Atlantique du « Graf Zeppelin », l'aller d'octobre 1928 de Friedrichshafen à Lakehurst et le retour. L'ouvrage s'ouvre sur « Das Drama », dans lequel l'éditeur Rolf Brandt retrace le contexte : la destruction des derniers Zeppelins à Ahlhorn après la guerre, les réparations imposées au Reich, la construction du LZ 126 « Los Angeles » livré aux Américains en 1924 — Eckener ayant engagé sa propre existence pour garantir l'entreprise —, puis la souscription populaire de 1928 qui, complétée par une subvention du Reich, permit de financer le nouveau navire.
Vient ensuite un exposé du Dr Eckener sur « le problème » : pourquoi la traversée aérienne de l'Atlantique constitue l'idéal auquel aspire la navigation aérienne, quels vents contraires, orages, neiges et brumes menacent l'aéronef en mer, et pourquoi seul un navire de très grande puissance peut assurer un trafic régulier, en sachant contourner les perturbations au lieu de les affronter. Il décrit « le navire », puis livre son « rapport de voyage » : le départ du 11 octobre 1928, la déchirure de la toile de l'empennage au-dessus de l'Atlantique — réparée en plein vol par des volontaires, parmi lesquels son propre fils Knud, suspendus au-dessus de l'océan —, la tempête des Bermudes, l'arrivée à Lakehurst le 15 octobre et, sur le retour, le choix du « plus grand cercle » pour traverser au sud de Terre-Neuve les fronts de grains dans la zone la moins dangereuse, la lutte contre les vents contraires au large de l'Amérique, la remontée du mauvais temps et l'atterrissage à Friedrichshafen le 30 octobre après une longue navigation sans escale.
La partie centrale, « Journal d'un passager », rédigée par Rolf Brandt, suit la même aventure du point de vue des voyageurs : la surcharge du service radio submergé par les télégrammes de félicitations, la scène dans la cabine du commandant, où Eckener, devant son canari, évoque calmement la réparation en vol, le survol nocturne de New York dont les lumières s'étendent, du haut des airs, jusqu'à Boston, et les réceptions en Amérique. Le livre se termine par « Rétrospective et perspectives », où Eckener tire les leçons de la croisière : le confort des passagers doit être amélioré, les mouvements du navire dans les grains ne sont pas dangereux, la traversée régulière de l'Atlantique par dirigeable est possible — elle a été la seule intention qui l'a conduit à demander au peuple allemand les moyens d'un nouveau navire —, et le commandant de dirigeable doit juger lui-même la météo, l'assistance d'un météorologue embarqué lui paraissant au contraire affaiblir sa responsabilité.