{"product_id":"cahier-des-charges-des-tubes-en-acier-au-carbone-pour-la-construction-aeronautique-1929-edition-originale","title":"Cahier des charges des tubes en acier au carbone pour la construction aéronautique (1929) (édition originale)","description":"\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003eLe \u003ci\u003eCahier des charges spéciales provisoire\u003c\/i\u003e, approuvé par le \u003cb\u003eMinistère des Travaux Publics\u003c\/b\u003e et le \u003cb\u003eSous-Secrétariat d’État de l’Aéronautique et des Transports Aériens\u003c\/b\u003e, définit les \u003cb\u003eexigences techniques et les conditions de réception\u003c\/b\u003e pour les tubes en acier au carbone destinés à la fabrication des \u003cb\u003eappareils volants\u003c\/b\u003e. Rédigé en \u003cb\u003e1925\u003c\/b\u003e et mis à jour par une \u003cb\u003efeuille rectificative en février 1929\u003c\/b\u003e, ce document annule et remplace le précédent cahier des charges de \u003cb\u003e1918\u003c\/b\u003e, marquant une évolution des normes pour répondre aux besoins croissants de l’industrie aéronautique française de l’entre-deux-guerres.\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003eLes \u003cb\u003edispositions générales\u003c\/b\u003e précisent que les tubes, quelle que soit leur section, doivent être obtenus par \u003cb\u003eétirage à partir d’ébauches forgées ou laminées sans soudure\u003c\/b\u003e, sauf autorisation spéciale. Les commandes doivent indiquer \u003cb\u003ele nombre, les dimensions, le poids\u003c\/b\u003e des produits, ainsi que \u003cb\u003ela nature de l’acier\u003c\/b\u003e (conformément au \u003ci\u003eTableau Standard des aciers bruts destinés à l’Aéronautique\u003c\/i\u003e) et \u003cb\u003el’état de livraison\u003c\/b\u003e des tubes. Les tubes en aciers spéciaux ou ceux ayant subi des traitements thermiques particuliers (comme les tubes d’essieu) font l’objet de \u003cb\u003ecahiers des charges spécifiques\u003c\/b\u003e.\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003eLa \u003cb\u003efabrication\u003c\/b\u003e est soumise à un \u003cb\u003econtrôle strict\u003c\/b\u003e : les agents du service technique ont un \u003cb\u003eaccès libre aux ateliers et usines\u003c\/b\u003e pour identifier les lots et vérifier les traitements thermiques et mécaniques. Le fournisseur doit assurer la \u003cb\u003emanutention des produits\u003c\/b\u003e et l’usinage des éprouvettes nécessaires aux essais. Les \u003cb\u003efours de chauffage et de revenu\u003c\/b\u003e doivent être de dimensions suffisantes pour garantir une \u003cb\u003etempérature homogène\u003c\/b\u003e sur toute la longueur des tubes, un point crucial pour éviter les défauts de traitement thermique. Le choix des conditions de traitement est laissé à l’appréciation du fournisseur, mais sous réserve de respecter les normes de qualité imposées.\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003eL’\u003cb\u003eétat de livraison\u003c\/b\u003e des tubes est un critère essentiel. Les commandes doivent préciser si les tubes ont subi un \u003cb\u003erecuit final\u003c\/b\u003e (après la dernière passe d’étirage) ou non. Les \u003cb\u003esurfaces des tubes finis\u003c\/b\u003e ne doivent présenter \u003cb\u003eaucun défaut\u003c\/b\u003e (criques, pailles, fissures) et doivent être \u003cb\u003edressées\u003c\/b\u003e, avec des extrémités coupées d’équerre. Les \u003cb\u003etolérances dimensionnelles\u003c\/b\u003e sont strictement définies : pour le \u003cb\u003ediamètre extérieur\u003c\/b\u003e, elles varient de \u003cb\u003e±0,1 mm pour les tubes de diamètre ≤ 20 mm\u003c\/b\u003e à \u003cb\u003e±0,3 mm pour les tubes de diamètre \u0026gt; 40 mm\u003c\/b\u003e, tandis que l’\u003cb\u003eépaisseur\u003c\/b\u003e admet une tolérance de \u003cb\u003e±5 %\u003c\/b\u003e. Les tubes de section \u003cb\u003etorpédo ou rectangulaire\u003c\/b\u003e ne doivent présenter \u003cb\u003eaucun angle vif\u003c\/b\u003e, et tout \u003cb\u003eécart de rectitude\u003c\/b\u003e ne doit pas dépasser \u003cb\u003e1 pour 600\u003c\/b\u003e sur toute la longueur du tube.\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003eLe \u003cb\u003elotissement\u003c\/b\u003e est organisé pour garantir la traçabilité et l’homogénéité des produits. Les tubes sont présentés en \u003cb\u003elots de maximum 150 unités\u003c\/b\u003e, avec un \u003cb\u003epoids total n’excédant pas 500 kg\u003c\/b\u003e. Chaque lot doit être constitué de tubes provenant d’\u003cb\u003eébauches de même origine\u003c\/b\u003e, ayant les \u003cb\u003emêmes dimensions\u003c\/b\u003e et ayant subi les \u003cb\u003emêmes traitements thermiques et mécaniques\u003c\/b\u003e. Cette organisation permet un contrôle qualité \u003cb\u003esystématique et rigoureux\u003c\/b\u003e.\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003eLes \u003cb\u003eessais de réception\u003c\/b\u003e sont au cœur du cahier des charges. Trois types d’essais principaux sont imposés : l’\u003cb\u003eessai de traction\u003c\/b\u003e, l’\u003cb\u003eessai d’évasement\u003c\/b\u003e et l’\u003cb\u003eessai d’aplatissement\u003c\/b\u003e. L’essai de traction, réalisé sur les tubes eux-mêmes ou sur des éprouvettes, vérifie la \u003cb\u003erésistance unitaire\u003c\/b\u003e et l’\u003cb\u003eallongement\u003c\/b\u003e du matériau. Pour les tubes livrés \u003cb\u003esans recuit final\u003c\/b\u003e, les essais sont effectués à la fois à l’état de livraison et à l’état recuit, afin de garantir les performances dans les deux conditions. Les \u003cb\u003evaleurs minimales de résistance\u003c\/b\u003e varient selon la catégorie d’acier : \u003cb\u003e32 kg\/mm² pour l’acier n°11\u003c\/b\u003e, \u003cb\u003e38 kg\/mm² pour le n°12\u003c\/b\u003e, \u003cb\u003e43 kg\/mm² pour le n°13\u003c\/b\u003e, et \u003cb\u003e52 kg\/mm² pour le n°14\u003c\/b\u003e. Les \u003cb\u003eallongements minimaux\u003c\/b\u003e sont également spécifiés, avec des valeurs plus élevées pour les éprouvettes que pour les tubes eux-mêmes.\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003eL’\u003cb\u003eessai d’évasement\u003c\/b\u003e consiste à enfoncer un \u003cb\u003emandrin conique\u003c\/b\u003e dans une virole du tube jusqu’à l’apparition de la première crique, mesurant ainsi la \u003cb\u003eductilité\u003c\/b\u003e du matériau. Les \u003cb\u003epourcentages minimaux d’augmentation de diamètre\u003c\/b\u003e avant fissuration varient selon l’acier et l’épaisseur, allant de \u003cb\u003e10 % à 29 %\u003c\/b\u003e pour les tubes ayant subi un recuit final. L’\u003cb\u003eessai d’aplatissement\u003c\/b\u003e, quant à lui, mesure la \u003cb\u003erésistance à la déformation\u003c\/b\u003e en comprimant une extrémité du tube jusqu’à l’apparition d’une crique. Les \u003cb\u003eréductions minimales de diamètre\u003c\/b\u003e avant fissuration sont de \u003cb\u003e50 % pour l’acier n°11\u003c\/b\u003e, \u003cb\u003e40 % pour le n°12\u003c\/b\u003e, \u003cb\u003e30 % pour le n°13\u003c\/b\u003e, et \u003cb\u003e20 % pour le n°14\u003c\/b\u003e.\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003eLa \u003cb\u003eproportion des essais\u003c\/b\u003e est définie pour garantir un contrôle \u003cb\u003ereprésentatif et fiable\u003c\/b\u003e. Pour les tubes livrés après recuit final, \u003cb\u003edeux essais de traction par lot\u003c\/b\u003e sont réalisés, chacun sur un tube différent. Pour les tubes non recuits, \u003cb\u003edeux essais doubles par lot\u003c\/b\u003e sont effectués, combinant un essai à l’état de livraison et un essai à l’état recuit. Les essais d’évasement et d’aplatissement peuvent être réduits en fonction des résultats des essais de traction et de l’homogénéité du lot. En cas de \u003cb\u003enon-conformité\u003c\/b\u003e, les tubes défectueux sont éliminés, et des \u003cb\u003econtre-essais\u003c\/b\u003e sont réalisés sur un nombre double d’échantillons. Si un seul contre-essai est défavorable, \u003cb\u003ele lot entier est rejeté\u003c\/b\u003e.\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003eEnfin, le cahier des charges rappelle que \u003cb\u003ela responsabilité du fournisseur reste entière\u003c\/b\u003e, même après les essais. Les tubes acceptés reçoivent une \u003cb\u003emarque d’acceptation\u003c\/b\u003e, tandis que ceux rejetés sont marqués sans préjudice pour une éventuelle \u003cb\u003eutilisation commerciale ultérieure\u003c\/b\u003e. Ce document illustre ainsi la \u003cb\u003erigueur\u003c\/b\u003e et la \u003cb\u003eprécision\u003c\/b\u003e exigées dans la fabrication des composants aéronautiques, essentielles pour garantir la \u003cb\u003esécurité et la fiabilité\u003c\/b\u003e des appareils de l’époque.\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003e11 pages – en français – format A5 – bon état\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003e------------------------\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\"\u003eThe Provisional Special Specifications, approved by the Ministry of Public Works and the Under-Secretariat of State for Aeronautics and Air Transport, set out the technical requirements and acceptance conditions for carbon steel tubes intended for the manufacture of aircraft. Drafted in 1925 and updated by a corrigendum in February 1929, this document repeals and replaces the previous specification of 1918, marking an evolution in standards to meet the growing needs of the French aeronautical industry during the interwar period.\u003cbr\u003eThe general provisions specify that the tubes, regardless of their cross-section, must be produced by drawing from seamless forged or rolled blanks, unless special authorisation is granted. Orders must specify the quantity, dimensions and weight of the products, as well as the type of steel (in accordance with the Standard Table of Raw Steels for the Aeronautical Industry) and the condition in which the tubes are to be supplied. Tubes made of special steels or those that have undergone specific heat treatments (such as axle tubes) are subject to specific specifications.\u003cbr\u003eManufacturing is subject to strict control: technical department staff have unrestricted access to workshops and factories to identify batches and verify heat treatments and mechanical processes. The supplier must ensure the handling of the products and the machining of the test specimens required for testing. Heating and tempering furnaces must be of sufficient size to ensure a uniform temperature along the entire length of the tubes, a crucial factor in preventing heat treatment defects. The choice of treatment conditions is left to the supplier’s discretion, provided that the required quality standards are met.\u003cbr\u003eThe delivery condition of the tubes is an essential criterion. Orders must specify whether the tubes have undergone final annealing (after the final drawing pass) or not. The surfaces of the finished tubes must be free from any defects (cracks, striations, fissures) and must be straightened, with ends cut square. Dimensional tolerances are strictly defined: for the external diameter, they range from ±0.1 mm for tubes with a diameter ≤ 20 mm to ±0.3 mm for tubes with a diameter \u0026gt; 40 mm, whilst the wall thickness is subject to a tolerance of ±5 per cent. Tubes with a torpedo-shaped or rectangular cross-section must not have any sharp edges, and any deviation from straightness must not exceed 1 in 600 over the entire length of the tube.\u003cbr\u003eThe batching process is organised to ensure the traceability and uniformity of the products. The tubes are supplied in batches of no more than 150 units, with a total weight not exceeding 500 kg. Each batch must consist of tubes derived from billets of the same origin, having the same dimensions and having undergone the same heat and mechanical treatments. This organisation enables systematic and rigorous quality control.\u003cbr\u003eAcceptance tests are central to the specifications. Three main types of test are required: the tensile test, the flaring test and the flattening test. The tensile test, carried out on the tubes themselves or on test specimens, verifies the material’s tensile strength and elongation. For tubes supplied without final annealing, the tests are carried out both in the as-supplied condition and in the annealed condition, in order to guarantee performance under both conditions. The minimum strength values vary according to the steel grade: 32 kg\/mm² for grade 11, 38 kg\/mm² for grade 12, 43 kg\/mm² for grade 13, and 52 kg\/mm² for grade 14. Minimum elongation values are also specified, with higher values for test specimens than for the tubes themselves.\u003cbr\u003eThe flaring test involves pressing a conical mandrel into a tube ferrule until the first crack appears, thereby measuring the ductility of the material. The minimum percentage increases in diameter before cracking vary depending on the steel grade and wall thickness, ranging from 10 per cent to 29 per cent for tubes that have undergone final annealing. The flattening test, meanwhile, measures resistance to deformation by compressing one end of the tube until a crack appears. The minimum reductions in diameter before cracking are 50 per cent for No. 11 steel, 40 per cent for No. 12, 30 per cent for No. 13, and 20 per cent for No. 14.\u003cbr\u003eThe proportion of tests is defined to ensure a representative and reliable inspection. For tubes supplied after final annealing, two tensile tests per batch are carried out, each on a different tube. For unannealed tubes, two sets of tests per batch are carried out, combining a test in the as-delivered condition and a test in the annealed condition. The flaring and flattening tests may be reduced depending on the results of the tensile tests and the homogeneity of the batch. In the event of non-conformity, the defective tubes are discarded, and counter-tests are carried out on double the number of samples. If even a single counter-test is unfavourable, the entire batch is rejected.\u003cbr\u003eFinally, the specifications state that the supplier retains full responsibility, even after the tests. Accepted tubes are marked as such, whilst rejected ones are marked without prejudice to any potential future commercial use. This document thus illustrates the rigour and precision required in the manufacture of aeronautical components, which were essential to ensuring the safety and reliability of aircraft of that era.\u003cbr\u003e11 pages – in French – A5 format – in good condition\u003cbr\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"www.skyshelf.eu","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":57233083629894,"sku":"897OR1929FR","price":9.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0620\/6901\/4698\/files\/Cahierdeschargestubesacier1929_1.jpg?v=1788187526","url":"https:\/\/www.skyshelf.eu\/fr-be\/products\/cahier-des-charges-des-tubes-en-acier-au-carbone-pour-la-construction-aeronautique-1929-edition-originale","provider":"www.skyshelf.eu","version":"1.0","type":"link"}